Mon séjour en Corse

Mon séjour en Corse

Je me suis décidé sur un coup de tête à partir en Corse. J’avais envie de nature, de mer et de paysages sauvages. J’ai donc bouclé mes valises à destination de l’île de beauté pour un grand week-end. Après la traversée en ferry, j’ai débarqué à Bastia, le nez au vent, guidé par mes seules envies de découvrir l’île à mon rythme.

Corse

J’ai commencé mon improvisation par une promenade dans Bastia qui m’a conduit au port. J’étais venu pour voir la mer, cela tombait bien. Les maisons et leurs façades traditionnelles dans les tons ocre et rouge donnent tout le charme à ce petit port traditionnel protégé par l’église de la paroisse St Jean Baptiste.

De là j’ai poursuivi dans les ruelles adjacentes jusqu’au rempart du port. Je suis redescendu pour déjeuner dans un des petits restaurants typiques en regardant la flottille de bateaux multicolore. L’après-midi, je décidais de continuer en visitant un lieu que l’on m’avait recommandé pour son originalité.

Un village miniature extraordinaire

Installé dans la poudrière de la citadelle, René Matteï a reconstruit en miniature tout un village corse. Réalisé à partir de dix tonnes de matériaux, on retrouve la bergerie typique, le moulin à châtaignes, les petites rues peuplées de santons animés. L’effet est saisissant et on est subjugué dès l’entrée par le travail colossal que cela a nécessité. Je n’ai pas regretté mes 4 euros pour voir cette incroyable réalisation.

Le train Bastia-Ajaccio : éloge de la lenteur

Le lendemain à 8 heures je mettais le cap vers Ajaccio en empruntant le train qui traverse toute l’île. L’ancien tortillard a été remplacé par un train plus confortable et climatisé.

Certes, ce n’est pas le TGV, mais j’en ai eu pour mes 4 heures de trajet. Le temps passe rapidement grâce aux vues magnifiques. Comme j’étais hors saison, j’ai pu me déplacer pour admirer le paysage. La partie la plus pittoresque est après Ponte Leccia.

Bien sûr, c’est lent, mais c’est drôle de serpenter ainsi et puis l’ambiance est bon enfant. On apprend à reprendre le temps et peu de moyens permettent de voir autant de paysages sans effort pour 25 euros. En prime, il est possible de descendre et de reprendre le train suivant si on a envie de visiter sur le parcours.

Promenade du littoral et jambon Corse

Corse 2

À la descente du train à Ajaccio, il était l’heure de l’apéro. Je me suis posé sur la terrasse d’A Casita, une boutique mi-trattoria mi-épicerie fine.

Entre deux bouchées d’assiette de charcuterie et fromage du pays, j’ai sympathisé avec deux randonneurs canadiens venus crapahuter sur le GR20, grand lieu de tous les trekkeurs. Ce tour de Corse gustatif nous a décidés à faire ensemble le sentier des Douaniers. Le bus N5 nous dépose au point de départ qui est le terminus de la ligne.

Après un coup d’œil à tour génoise, nous nous mettons en route pour la plage de Capo di Féno, réputée pour être la plus belle plage de la ville. Les vues sur les îles Sanguinaires sont remarquables. 1 h 30 de bonheur sur ce chemin baigné par les odeurs de maquis.

De retour, je les entraine jusqu’à la maison de Napoléon lieu incontournable d’Ajaccio et pas inutile pour comprendre ce destin fantastique. Nous regagnons la place du Diamant. Cette immense place, centre de la ville, est bordée de terrasses et restaurants. Nos routes se séparent. Ces chanceux poursuivent leur visite par le lac de Tolla. Moi après un dernier salut à la statue de Napoléon et dans je devais regagner le continent après cette parenthèse au soleil.

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